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Si vous souhaitez effectuer des recherches généalogiques sur les habitants
de Kergrist-Moëlou (et plus largement des Côtes d'Armor) du début du 17ème
au début du 19ème siècles, nous vous conseillons, via le site du Conseil Général
des Côtes d'Armor, d'accéder à la Base GENEARMOR.

Ce site donne également accès à l'ancien cadastre (début 19ème siècle).

Cliquez ici :

Pour accéder au site généalogique du Poher (région de Rostrenen, Carhaix et Gourin),
connectez-vous au site du Centre Généalogique et Historique du Poher.

Cliquez ici :

La commune de Kergrist-Moëlou a été le théâtre
de petits mais aussi de grands événements
qui ont marqué et fait son histoire.

 

Nichées en plein cœur de la péninsule bretonne en Basse Bretagne (moitié ouest de la région toujours bretonnante) et sur le versant sud de l'extrémité orientale des Monts d'Arrée, les terres qui forment aujourd'hui la commune de Kergrist-Moëlou étaient à l'époque gallo-romaine situées à proximité de la jonction entre la principale voie de communication romaine qui menait alors de Condate (Rennes) à Vorgium (Carhaix-Plouguer) et de la voie qui reliait Alet (Saint-Servan) et Fanum Mortis (Corseul) à Vorgium.

La découverte de vestiges gallo-romains (fondations de villas et de divers habitats, levées de terres, restes de tuiles, briques, céramiques, chemins et voies,...) témoignent de l'occupation humaine de cette époque.

A proximité du village de Crec'h-Moëlou ou Colline de Moëlou, dont le site culmine à 303 m, s'élevait un vaste poste fortifié peut-être romain. Fait d'un ensemble de roches et de retranchements naturels ou artificiels, il permettait aux observateurs de dominer et de surveiller toute la contrée.

En 1870 furent trouvées des haches armoricaines remontant à l'âge de bronze.

Principaux événements répertoriés
depuis le 14
ème siècle

1368 La paroisse de Moëlou dépend du diocèse de QUIMPER.
 
1483 Le chef-lieu de la paroisse est transféré de Koz Ilis (Saint-Lubin) à Moëlou. Cette même année, la Chapelle de Rostrenen, située sur le territoire de Moëlou, est érigée en église collégiale. La paroisse de Moëlou en devient la trêve.
1550 Le 4 juillet débute le chantier de construction de l'Église Notre Dame.
1554 Fin du chantier de construction de l'église et début de celui du clocher.
 
1578 Élévation du calvaire.
1592 Le Jeudi de Pâques, grand rassemblement de Ligueurs.
1653 La paroisse de Moëlou reçoit la visite pour la première fois du Père Maunoir
1659 Seconde et dernière visite du Père Maunoir
1670 Moëlou devient Kergrist-Moëlou.
 
1675 Le 20 juillet, lors de la Révolte du papier timbré, les vassaux de la Seigneurie locale de la Salle firent signer un contrat notarié réglementant les rentes et abolissant les corvées à leur maître au Manoir de la Salle.
1790 Élection de la première municipalité de la Commune.
 
1793 Destruction du calvaire par les révolutionnaires.
1799 En juillet, les Chouans de Debar font une incursion dans la commune . Ils y reviendront en décembre pour y cantonner plusieurs semaines.
 
1823 Les enclaves de Kerbescont et de Campostal sont cédées à la Commune de Rostrenen.
 
1867 Restauration de l'église et du calvaire (fin des travaux en 1873).
 
1871 Réalisation des peintures du plafond de l'église.
 

1914
1918

Au cours de la Première Guerre Mondiale, 116 hommes de Kergrist-Moëlou périrent sur les champs de batailles ou des suites des combats.
1929 Arrivée de l'électricité dans la Commune. Quelques foyers sont équipés dans le bourg.
 
1943 Un groupe de résistants fait sauter un poste d'observation de l'armée allemande à Kergrist-Moëlou.
 
1944 Le 5 février 1944, une forteresse volante américaine, au retour d'un bombardement de la base aérienne de Bordeaux-Mérignac et touchée par les tirs de deux avions de chasse allemands, s'écrase à proximité des village de Petit Paris et de Kermorou sur le chemin de retour vers l'Angleterre.
 
1944 Le 18 mai, 16 hommes sont arrêtés par l'armée allemande.
 
1944 Le 14 juillet 1944, la 2ème Compagnie FTP Bataillon Koënig du Commandant "Icare" défile dans le bourg de Kergrist-Moëlou alors que les Allemands se trouvent toujours à 10 km de là, à Rostrenen.
 
1944 Le 4 août, des coups de feu sont tirés par des résistants de la F.F.I., sans les atteindre, sur des soldats allemands au carrefour des Quatre Routes (croisement de la route de Rostrenen à Kergrist-Moëlou avec la route de Plouvénez-Quintin à Maël-Carhaix).
1939
1945
Durant les 5 années qui dura la Seconde Guerre Mondiale, 8 kergristois payèrent de leur vie la libération de la France.
1970 Toute la partie méridionale de la Commune est cédée à Rostrenen.
 
1987 Tempête en Bretagne. Les habitants de la Commune sont durement touchés. Plusieurs ifs du placître, symboles de la commune, sont abattus par la force des vents. Une partie du bois servira à la fabrication d'un nouvel autel.

 

Saint-Yves, de son vrai nom Yves HELORY, naquit à Minihy-Tréguier (Côtes d'Armor) au Manoir de Kermartin le 13 octobre 1253 (mort le 19 mai 1303, canonisé le 19 mai 1347 par le Pape Clément VI). Prêtre et juriste, il est le patron des gens de loi. Il se dévoua à la défense des plus humbles et des plus pauvres.

En quête de bois pour la construction de la Cathédrale de Tréguier, et après avoir sillonné les bois et forêts du Léon et du Trégor, Saint-Yves vint rendre visite à Pierre IV de Rostrenen, propriétaire de la Forêt de Moëlou espérant trouver là les arbres rares qui lui manquaient. Le Baron l'autorisa à faire abattre autant d'arbres que de besoin. Au bout de quelques jours, on rapporta au Seigneur de Rostrenen que Saint-Yves avait fait couper beaucoup plus d'arbres que nécessaire. Fâché d'avoir été abusé, Pierre IV se rendit en Forêt de Moëlou à la recherche de Saint-Yves, bien décidé à lui demander des comptes. Ce dernier, après avoir calmement écouté son hôte, l'invita à visiter le chantier où s'affairait encore les bûcherons. A sa grande stupeur, Pierre IV découvrit qu'à l'emplacement de chaque chêne abattu, trois nouveaux arbres magnifiques avaient repoussé en quelques jours ("La vie des Saints de Bretagne armoricaine" d'Albert Le Grand - 1837).

L'un des bas reliefs de la tour ouest de l'Église représente la scène célèbre où Saint-Yves plaide pour le pauvre contre le riche: un bourgeois assigne devant Yves HELORY un mendiant qui chaque jour vient devant les fenêtres de sa cuisine respirer l'odeur des plats. Yves HELORY prend une pièce de monnaie, la fait tomber sur le sol et renvoie le plaignant en déclarant: "le son paie l'odeur !".

 

Lorsque le roi Louis XII signa en 1499 le traité d'union entre la Bretagne et la France la veille de son mariage avec Anne de Bretagne, le peuple armoricain, fatigué d'une longue guerre, consentit à accepter le roi pour seigneur après avoir été gouverné par des ducs qui ne pouvaient ni promulguer, ni abroger aucune loi sans l'approbation du baronnage de Bretagne.

Fidèles à leurs traditions catholiques et au culte de leurs saints, les bretons restèrent longtemps hostiles au protestantisme. Pour cette raison, la Bretagne fut relativement épargnée par les guerres de religion. Cette situation dégénéra toutefois dans la seconde moitié du 16ème siècle au lendemain de l'alliance entre Henri III et Henri de Navarre, protestant et destiné par cette union à lui succéder sur le trône de France.

Une partie de la noblesse, conduite par le Duc de Mercoeur, embrassa lors de la Ligue la cause du parti catholique.

Philippe de Mercoeur, nommé Gouverneur de Bretagne par Henri III son beau-frère, catholique fervent, rejoint les rangs de la Ligue et en devient le chef en Bretagne. Destitué de son titre de Gouverneur après plusieurs faits d'armes et de nombreuses victoires sur les Huguenots (prises de Nantes, de Rennes, de Fougères,...), le Duc de Mercoeur fut considéré comme le véritable souverain de la Bretagne et envisagea un moment d'obtenir par les armes l'indépendance des bretons. En mai 1592, le Prince de Dombes, nommé par Henri IV le Béarnais pour succéder à Philippe de Mercoeur, décide de s'emparer de la place de Craon avec le soutien des anglais. Mercoeur, aidé de renforts espagnols envoyés par Philippe II, remporte une nouvelle victoire.

Le chant ci-dessous est le chant de départ des Ligueurs cornouaillais pour le siège de Craon défendue par 8.000 hommes anglais et français qui furent mis en déroute en mai 1592.

Kergrist-Moëlou fut le lieu de rassemblement d'un groupe important de patriotes bretons de Haute Cornouaille décidés à grossir les rangs de l'armée levée pour défendre les frontières de Bretagne. Le chant des Ligueurs Cornouaillais au siège de Craon confirme ce fait de l'histoire: "On les vit rassemblés pour aller combattre aux frontières de la Bretagne le Jeudi de Pâques au levé de l'aurore sur la place de Moëlou. Les Ligueurs portent chacun une arquebuse sur l'épaule, un plumet rouge au chef, une épée au côté et le drapeau de la foi figure en tête du cortège. Après s'être recueillis dans l'église et dans le cimetière, ils demandent à la foule: "Où trouverons-nous du drap rouge pour nous croiser ?". Le fils du Manoir de Kercourtois répondit en brave: "Prenez exemple sur moi, vous serez croisés". A peine achève-t-il ces mots qu'il s'ouvre une veine au bras et peint avec son sang une croix rouge sur son pourpoint blanc. En un instant, tous sont croisés."

Ils font leurs adieux à leurs bannières, aux cris de "Que Dieu secoue la gelée , que le blé soit flétri dans le champ du Français et jamais la génisse (la Bretagne) ne s'alliera au loup (la France) !". L'enlèvement de la bannière aux cris de "Hej ar reo !" est un usage qui s'est maintenu jusqu'au XIXème siècle.

Source : extrait du "Barzhaz Breizh", le premier grand recueil de chansons bretonnes, publié en 1839 par Hersart de la Villemarqué (nom breton: Kervarker).

 

Julien MAUNOIR (An Tad Mad, "Le Bon Père") est né en 1606 près de Fougères. Nommé professeur au Collège des jésuites de Quimper en 1630, il fréquentait souvent la Chapelle de Ti Mamm Doué ("La maison de la Mère de Dieu") proche de la ville. Lors de l'une de ses prières, il demanda à la Vierge la grâce de pouvoir apprendre le breton. Le fait est que, quelques temps plus tard, Julien MAUNOIR faisait le catéchisme en breton.

Ordonné prêtre en 1637, il passa quelques années à Bourges. De retour à Quimper en 1640, il décide de poursuivre l'œuvre des missions bretonnes de Léonard Michel Le Nobletz (1577-1652). Ainsi, pendant 43 années, Julien MAUNOIR va sillonner toute la Bretagne pour délivrer le message de l'Église. A cette époque en effet, beaucoup d'usages religieux s'étaient transformés en superstitions et en démarches païennes. Les missions décidées par l'Église, comme celle confiée au Père MAUNOIR qui visita les campagnes les plus reculées notamment de Basse Bretagne, consistaient, dans une même paroisse et pendant plusieurs semaines, à encourager les populations à la pratique des sacrements (confession et eucharistie).

Durant ces quatre décennies, le Père Maunoir vint à deux reprises à Kergrist-Moëlou pour remplir sa mission : la première fois en 1653, la seconde en 1659.

Les moyens utilisés étaient nombreux : sermons, prédications, examen de conscience, confession générale, chant des cantiques, processions,...Comme supports pédagogiques, les missionnaires utilisaient des cartes ou tableaux mis au point par le Père Le Nobletz forts utiles puisque la quasi totalité des paroissiens ne savait pas lire. Julien MAUNOIR utilisa assez peu ces cartes et tableaux. Il leur préférait visiblement les prédications, confessions et processions. Autre moyen utilisé : on choisissait un air à la mode, connu de tous, et l'on y adaptait des paroles religieuses qui reprenaient l'abrégé du catéchisme.

Épuisé par ces décennies de labeur, Julien Maunoir meurt à Plévin le 28 janvier 1683 à l'âge de 77 ans. Son corps repose toujours dans la nef de l'église de cette commune située à une vingtaine de kilomètres de Kergrist-Moëlou.

 

Déjà pressurés par Colbert, Ministre du Roi Louis XIV et confrontés à la chute des cours des produits agricoles, les bretons se voient imposer en 1675 le payement du Papier Timbré, le monopole des tabacs et la taxe sur la vaisselle d'étain. Débutée en avril à Rennes et à Nantes, la révolte gagna progressivement toute la Basse Bretagne à partir du mois de mai 1675. Nobles et prêtres, considérés comme des agents du pouvoir royal, furent pris pour cibles.

En Centre Bretagne, la révolte des Bonnets Rouges fut conduite par un notaire, Sébastien Le Balp. Le 6 juillet, il réunit à Carhaix une foule nombreuse et la lance à l'assaut des bureaux du fisc. Suivent de nombreuses dévastations et morts d'hommes. Le 20 juillet, à Kergrist-Moëlou, les vassaux de la Seigneurie locale de la Salle firent signer à leur maître, au Manoir de la Salle, un contrat notarié réglementant les rentes et abolissant les corvées.

Le 2 septembre 1675, Le Balp est tué par le Marquis de Montgaillard au Château de Timeur près de Carhaix. L'armée de 30 000 hommes de l'ancien notaire, répartie dans toute la région, privée de son chef, se disperse alors. La répression conduite par le Duc de Chaulmes fut terrible et ne s'acheva qu'en 1676 après le versement d'une rançon considérable et le rappel des troupes du roi. La haine accumulée lors de ces quelques mois de révolte amplifia la violence qui allait se déchaîner à nouveau plus d'un siècle plus tard en 1789.


 

Au cours de la Première Guerre Mondiale, 116 hommes de Kergrist-Moëlou (plus de 10% de la population !) périrent sur les champs de batailles ou des suites des combats. La commune, comme toutes les communes de Bretagne, paya ainsi un très lourd tribut à l'effort de guerre français.

Voici, ci-dessous, leurs noms tels qu'ils figurent sur le monument aux morts de la commune.

Photo : Yves Marie LE PUIL, né le 12 avril 1895 à Kergrist-Moëlou, soldat de 2ème classe dans le 48ème Régiment d'Infanterie basé à Guingamp, tué au combat le 17 mars 1917 à Popincourt (Combats de la Somme) à l'âge de 22 ans.

Sources : http://www.memoiredeshomms.sga.defense.gouv.fr et Mairie de Kergrist-Moëlou

Pour chaque homme sont indiqués, dans l'ordre, la date de naissance ainsi que la commune (lorsqu'il ne s'agit pas de Kergrist-Moëlou), le grade ainsi que le corps auquel il était rattaché, la date, le lieu et les circonstances de la mort.

Attention : les informations en italique ne sont pas confirmées, les données figurant sur les fiches du site Mémoire des Hommes (cf. ci-dessus), n'étant pas toujours parfaitement lisibles.

NOM Prénoms
(entre paranthèses les différences entre la liste de la Mairie et le site Mémoire des Hommes)
Date
Lieu de naissance (autre que Kergrist-Moëlou)
Grade
Corps, régiments
Date
Lieu
Circonstances du décès
AUFFRET Auguste Emmanuel 27 décembre 1892 31 juillet 1918
Blessure de guerre
AUFFRET Yves Marie 2 septembre 1890 Caporal
48ème RI
8 septembre 1915
Vienne Le Château (Marne) Non précisées
BERNARD Guillaume Marie 4 mars 1887 2ème Classe
49ème RI
10 avril 1916
Suite de blessure de guerre
BERNARD Jean Marie 17 mai 1894 Caporal
16ème B Chasseurs à pied

20 août 1917
Au nord de Verdun
Tué à l'ennemi

BERNARD Joseph Louis 21 janvier 1895 Soldat
29ème RI
22 septembre 1917
Ambulance 6/7 Verdun (Marne)
Blessure de guerre
BERNARD Joseph Marie 12 décembre 1894 2ème Classe
2ème R Infanterie Coloniale
18 septembre 191
Barleux (Somme)
Tué à l'ennemi
BESCO Louis Marie 28 septembre 1881
Plounévez-Quintin
2ème Classe
106ème RI
25 juin 1915
Tranchée de Calonne (Meuse)
Tué à l'ennemi
BOËZEDAN Pierre 13 mai 1892
Rostrenen
2ème Classe
71ème RI
4 octobre 1914
Hénin-sur-Cojeul (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
BONHOMME Pierre Marie Julien 5 septembre 1874 Sergent
73ème R Infanterie Coloniale
13 octobre 1915
Zuydschoote (Nord ou Belgique ?)
Tué à l'ennemi
BOURNOT Guillaume      
BOUTIER Pierre Marie 5 avril 1891 Soldat
403ème RI
28 octobre 1918
Tué à l'ennemi
BOUTIER Yves Marie 14 septembre 1896 Caporal
138ème RI
29 avril 1918
Arnéke (Nord)
Tué à l'ennemi
CADIOU François Marie 14 avril 1893
Maël-Pestivien
2ème Classe
268ème RI
15 juin 1916
Mourmelon-le-Grand (Marne)
Blessure
CAILLIBOT François Marie 6 septembre 1896 2ème Classe
138ème RI
15 juillet 1918
Marne
Tué sur le terrain
CAILLIBOT Louis Marie 20 octobre 1893 2ème Classe
7ème RA
22 août 1918
Fosses (Belgique)
Disparu
CATUDAL Emile Marie 9 juillet 1891 Caporal
41ème RI
25 mai 1916
Four de Paris (Meuse)
Tué à l'ennemi
CHARLES François (Louis) Marie 16 octobre 1894
Maël-Carhaix
2ème Classe
128ème RI
4 mai 1917
Le Godat (Marne)
Tué à l'ennemi
CHELIN Pierre Paul Marie 9 janvier 1890 2ème Classe
161ème RI
13 juillet 1915
Four de Paris (Meuse)
Tué à l'ennemi
CHENU Mathurin 22 janvier 1892
Sainte-Tréphine
Caporal
87ème RI
26 avril 1918
Eparges ( Meuse)
Tué à l'ennemi
CHILIN Pierre Marie 5 mai 1886
Trémargat
2ème Classe
248ème RI
11 août 1918
Montdidier (Somme)
Tué à l'ennemi
COGUIEC Yves 16 janvier 1887 Soldat
29ème RI
9 janvier 1916
Vienne-le-Château (Marne)
Tué à l'ennemi
CONAN Emmanuel 25 décembre 1896 2ème Classe
411ème RI
11 juin 1918
Tué à l'ennemi
CONAN Joseph Marie 23 juillet 1893 2ème Classe
102ème RI
22 septembre 1914
Lassigny (Oise)
Disparu
CORBEL Jules Marie 2 mars 1892 2ème Classe
54ème RI
2 août 1914
Longuyon (Meurthe-et-Moselle)
Tué à l'ennemi
CORBEL Yves (Marie) 5 septembre 1889 2ème
Classe 19ème RI
20 août 1915
Fère-Champenoise
Tué à l'ennemi
CORVELLER Henry (Ange Marie Joseph) 20 juin 1884 Soldat
9ème RI
25 mai 1918
Recklinghausen (Allemagne)
Accident en captivité
COZIC François Marie 9 jnavier 1876
Plouguernével
2ème Classe
73ème RI Territoriale
27 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
DONNIOU François Marie (Eugène Julien) 17 janvier 1895 2ème Classe
8ème R Colonial
18 mars 1917
Disparu
DONNIOU René Marie 22 août 1894 2ème Classe
28ème RI
26 septembre 1915
Bois de la Folie (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
EVEN Albert Mathurin (Marie) 20 avril 1882 Soldat
29ème RI
31 octobre 1914
Arras (Pas-de-Calais)
Disparu
FAISSANT Jean Marie 2 juillet 1873
Duault
Sapeur
4ème R Génie
5 février 1915
Frévin-Capelle (Pas-de-Calais)
Blessure de guerre
GAILLARD Guillaume 22 avril 1884 2ème Classe
101ème RI
29 juin 1915
Four de Paris (Meuse)
GALLIOT Jean Marie 8 mai 1877 2ème Classe
73ème RI Territoriale
21 janvier 1915
Belgique
Blessure de guerre
GORIN Louis Marie
GUEGUN Corentin 3 juillet 1893 2ème Classe
24ème R Dragons
11 juillet 1917
Meuse
Tué à l'ennemi
GUEGUN Pierre Louis 20 octobre 1883 Cannonier
50ème Artillerie
4 juillet 1916
Dampierre (Somme)
Tué à l'ennemi
GUERVENOU Allain Louis Marie 8 février 1898
Maël-Pestivien
2ème Classe
3ème RI
8 septembre 1918
Laffaux (Aisne)
Tué à l'ennemi
GUILLOU François Marie
GUILLOU Jules Marie 15 avvril 1885
Maël-Carhaix
Soldat
47ème RI
23 juin 1915
Ecurie près d'Arras (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
HENRY Pierre Marie 22 mars 1876
Glomel
Soldat
328ème RI
31 octobre 1915
Marne
Tué à l'ennemi
HERIOT Pierre Marie 7 novembre 1893
Plésidy
2ème Classe
248ème RI
15 août 1918
Vendeuil (Oise)
Blessure de guerre
IZIQUEL François Marie
JAFFREZ Joseph Louis 18 janvier 1895
Maël-Carhaix
2ème Classe
186ème RI
13 mai 1915
Blangy (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
JAOUEN Emile Louis Marie 20 septembre 1893 1ère classe
1er R Infanterie Coloniale
22 août 1914
Rossignol (Belgique)
Tué à l'ennemi
JEGOU Etienne 13 juin 1892 Soldat
4 7ème RI
9 juin 1915
Suite de blessure de guerre
JEGOU Valentin 4 mai 1891 2ème Classe
95ème RI
9 octobre 1914
Meuse
Tué à l'ennemi, disparu
JEGOU Yves Louis 10 mai 1883 Sergent
181ème RI
12 octobre 1916
Sailly-Saillisel (Somme)
Tué à l'ennemi
JULOU Jean François 30 octobre 1889 Soldat
1er R Infanterie Coloniale
6 août 1915
Vienne-le-Château (Marne)
Tué à l'ennemi
LAFFETER Joseph Marie 8 janvier 1895
Maël-Carhaix
2ème Classe
248ème RI
30 mai 1915
Suippes (Marne)
Blessure sur le champ de bataille
L'ALLAURET Jean Marie 30 août 1880
Trébrivan
2ème Classe
48ème RI
9 mai 1915
Bailleul (Pas-de-Calais)
Disparu
L'AMOULEN François Marie 5 janvier 1897 2ème Classe
88ème RI
31 janvier 1917
Marne
Tué à l'ennemi
L'AMOULEN François Marie 28 juin 1895 2ème Classe
161ème RI
25 septembre 1915
Mourmelon Le Grand (Marne)
Tué à l'ennemi
L'AMOULEN Joseph Marie 13 avril 1888 2ème Classe
94ème RI
14 novembre 1914
Belgique
Tué à l'ennemi
LE BLOND Pierre (Louis) 13 mars 1879 2ème Classe
73ème RI Territoriale
29 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
LE BORGNE Yves Louis 26 janvier 1892 Soldat
47ème RI
2 novembre 1914
Beaurains (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
LE BOURHIS Paul Marie 19 mai 1896 2ème Classe
12ème R Cuirassiers
6 avril 1918
Conty (Somme)
Suite de blessure de guerre
LE CAM Guillaume Marie 16 mars 1892 Soldat
410ème RI
12 juin 1916
Verdun (Marne)
Tué à l'ennemi
LE CAROFF Yves 17 juillet 1893
Trébrivan
2ème Classe
48ème RI
29 août 1914
Sains-Richaumont (Aisne)
Disparu
LE COCGUEN Jean Louis Marie 1 avril 1892
Glomel
Soldat
47ème RI
30 août 1914
Audigny (Aisne)
Disparu au combat
LE COCGUEN Yves Marie 26 juillet 1893
Glomel
Soldat
47ème RI
16 juin 1915
Labyrinthe (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
LE COQ François 27 février 1891 Sergent
41ème RI
23 septembre 1916
Toul (Meurthe-et-Moselle)
Blessure de guerre
LE DIOURON Etienne 28 novembre 1897 2ème Classe
59ème RI
23 avril 1918
Blessure de guerre
LE DUIGOU Jean Louis 3 août 1894 Soldat
410ème RI
2 septembre 1917
Courville (Marne)
Blessure de guerre
LE FAUCHEUR Guillaume      
LE FAUCHEUR Jean Marie 20 juin 1889 Soldat
47ème RI
13 septembre 1914
Marne
Tué à l'ennemi
LE FAUCHEUR Joseph Marie 21février 1892 Soldat
47ème RI
22 août 1914
Belgique
Tué à l'ennemi
LE FELL Joseph Marie 21 mars 1888
Maël-Carhaix
2ème Classe
48ème RI
7 septembre 1914
Allemagne
Blessure de guerre
LE FLOC'H Jean Marie 8 avril 1877
Glomel
2ème Cannonier conducteur
7ème RI
3 octobre 1915
Roëllecourt (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
LE GAC Yves Marie 8 février 1892 Caporal
47ème RI
2 mai 1915
La Harazée (Marne)
Tué à l'ennemi
LE GARREC Pierre Marie 30 mars 1882 2ème Classe
48ème RI
25 septembre 1915
Marne
Tué à l'ennemi
LE GLOANNEC Jean Marie 16 octobre 1882
Plouguernével
2ème Classe
248ème RI
26 septembre 1915
Bois Sabot (Marne)
Tué à l'ennemi
LE GOËC Jules 17 janvier 1893 Soldat
47ème RI
22 août 1914
Lalisolles (Belgique)
Tué à l'ennemi
LE GOFF Jean Louis 4 mars 1875 2ème Classe
73ème RI Territoriale
22 avril 1915
Boesingher (Belgique)
Disparu
LE GUENNEC Joseph Marie 25 septembre 1890 2ème Classe
24ème R Dragons
11 juillet 1917
Vauquois (Meuse)
Tué à l'ennemi
LE GUILLOU Louis (Marie) 8 novembre 1878 2ème Classe
73ème RI Territoriale
29 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
LE GUINIO (Bonaventure) Jean Marie 14 juin 1895
Plouguernével
2ème Classe
167ème RI
22 avril 1916
Reillon (Meurthe-et-Moselle)
Tué à l'ennemi
LE JEUNE Jean Louis 23 mai 1891
Maël-Carhaix
Soldat
410ème RI
25 septembre 1915
Ville-sur-Tourbe (Marne)
Tué à l'ennemi
LE MATHE Julien 4 octobre 1892
Langoëlan, 56
2ème Classe
3ème Zouaves de marche
1er juin 1918
Côte 240 à Ay (Marne)
Tué à l'ennemi
LE MEN Pierre Marie 6 février 1886 2ème
Classe 48ème RI
12 août 1916
Fleury devant Douaumont
Disparu
LE MIGNON Yves Louis 6 avril 1890 2ème Classe
48ème RI
5 octobre 1914
Moyenneville (Pas-de-Calais)
Disparu sur le champ de bataille
LE MOIGNE Jean Marie 9 juin 1883
Carhaix, 29
Soldat
25ème RI
25 mars 1916
Vienne-le-Château (Marne)
Tué à l'ennemi
LE MORELLEC Yves 8 novembre 1886 2ème Classe
94ème RI
21 mai 1916
Mort-Homme (Meuse)
Tué à l'ennemi
LE MORVAN Auguste 15 juin 1890
Maël-Carhaix
Soldat
47ème RI
15 juillet 1918
Bois de Saint-Philibert (Marne)
Tué à l'ennemi
LE NEUNE François Marie      
LE PENNEC Jean Marie 12 juin 1888
Lanrivain
2ème Classe
48ème RI
29 août 1914
Sains-Richaumont (Aisne)
Disparu
LE PUIL Yves Marie 12 avril 1895 2ème Classe
48ème RI
17 mars 1917
Popincourt (Somme)
Tué à l'ennemi
LE VER Louis 28 décembre 1881 2ème Classe
248ème RI
17 octobre 1914
Rivière (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
LEPOLE Joseph Marie 29 novembre 1895
Plounévez-Quintin
Soldat
41ème RI
25 mai 1915
Au nord d'Arras (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
LOGEAT Pierre Marie      
MELSCOET Jean François 27 août 1895
Maël-Carhaix
2ème Classe
120ème RI
25 avril 1916
Dugny (Meuse)
Suite de blessure de guerre
MICHEL Henri 25 septembre 1893 2ème Classe
19ème RI
17 décembre 1914
La Baisselle (Somme)
Tué à l'ennemi
MICHEL Joseph Marie 13 août 1895 1ère Classe
69ème RI
17 février 1918
Fleury (Meuse)
Blessure de guerre
MINTER Pierre Marie 9 février 1875
Maël-Carhaix
2ème Classe
73ème RI Territoriale
26 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
MOIGNE Guillaume Marie 20 mars 1882 Soldat
1er R Infanterie Coloniale
25 septembre 1915
Sain-Vrain (Marne)
Tué à l'ennemi
MORELLEC Jean François 12 mai 1879
Saint-Nicodème
2ème Classe
73ème RI Territoriale
10 novembre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
OLLIVIER Adolphe Pierre Marie 25 mai 1890 Soldat
47ème RI
6 octobre 1914
Mercatel (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
OLLIVRIN (OLLIVRAIN) Pierre Yves Marie 15 juin 1878 Soldat
70ème RI
7 septembre 1916
Blessure de guerre
PALLIER Jean Marie 31 octobre 1890
Plounévez-Quintin
Caporal
48ème RI
20 août 1914
Sains-Richaumont (Aisne)
Tué à l'ennemi
PAULOU Auguste 18 décembre 1885 2ème
Classe 248ème RI
30 juin 1916
Théaumont (Meuse)
Disparu
PEMPTROAD (PEMTROAD) Joseph Avril 1874 2ème Classe
73ème RI Territoriale
2 novembre 1918
Allemagne
Prisonnier de guerre
PENHOAT Yves 2 avril 1877 2ème Classe
73ème RI Territoriale
29 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Tué à l'ennemi
PENNANGUER Yves      
PENTROAD François Louis 11 avril 1878 2ème Classe
73ème RI Territoriale
31 octobre 1914
Langemark (Belgique)
Blessure de guerre
PERROT Pierre Marie 31 juillet 1886 Soldat
47ème RI
26 septembre 1915
Saint-Thomas près de Vienne-le-Château (Marne)
Blessure de guerre
PHILIPPE Joseph Marie 4 mars 1888 2ème Classe
94ème RI
10 novembre 1914
Belgique
Tué à l'ennemi
PHILIPPE Yves (Antoine) 13 juin 1891 Maitre pointeur
50ème Artillerie
28 juin 1916
Verdun (Meuse)
Tué à l'ennemi
PRIGENT Rolland (Roland) Marie 2 mai 1891 2ème Classe
71ème RI
4 octobre 1914
Hénin-sur-Cojeul (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi
ROBIN Yves Marie      
ROLLAND François Marie 11 août 1898 2ème Classe
161ème RI
1 août 1918
Suite de blessure de guerre
ROLLAND Jean François 12 février 1888
Glomel
2ème Classe
48ème RI
11 août 1916
Théaumont (Meuse)
Tué à l'ennemi
ROLLAND Joseph      
ROPARS François 7 septembre 1883 Soldat
1er R Infanterie Coloniale
2 août 1915
Vienne-le-Château (Marne)
Tué à l'ennemi
SIBIRIL Emmanuel François Joseph 20 janvier 1895
Maël-Carhaix
Soldat
70ème RI
8 septembre 1915
La Harazée (Marne)
Tué à l'ennemi
TANNOU François Marie      
THEPAUT Jean Joseph 8 juin 1891 2ème Classe
48ème RI
29 août 1914
Sains-Richaumont (Aisne)
Disparu
TOUBOULIC Yves Louis (Marie) 7 septembre 1890 2ème Classe
48ème RI
4 octobre 1914
Courcelles-le-Comte (Pas-de-Calais)
Tué à l'ennemi

 

 

Le texte qui suit est un extrait de l'ouvrage "La résistance en lutte dans la région de Maël-Carhaix-Callac, 1940-1944" édité en 1984. L'auteur de ce passage est le Lieutenant F.T.P.F. "Pierrot".

Presque chaque nuit, des vagues de bombardiers survolaient notre région et l'on entendait les déflagrations des bombes, les salves de la Flack allemande et on voyait, vers le sud, en direction de Lorient, le ciel s'enflammer de lueurs d'incendies. La chasse ennemie intervenait et mitraillait les avions alliés. Le nombre des pilotes de la R.A.F. abattus sur nos campagnes augmentait de jour en jour...

Le 5 janvier 1944, une forteresse volante américaine, gravement endommagée par la Flack allemande, au retour d'un bombardement de la base aérienne de Bordeaux-Mérignac (nous le saurons plus tard par les Américains eux-mêmes, l'un d'entre eux, le Lieutenant Ernest HUGONNET, parlait français) survolait, à basse altitude, la commune de Maël-Carhiax.

Le bombardier était harcelé par deux avions de chasse allemands qui le mitraillaient de tous côtés, finissant par l'abattre. La forteresse s'écrase en flammes à la limite de Maël-Carhaix [NDR : et de Kergrist-Moëlou], en pleine campagne, au lieu-dit "Petit Paris". Nous nous rendons immédiatement à bicyclette vers le point de chute de l'appareil, distant de 3 à 4 km de Maël-Carhaix. Avant que l'appareil, touché à mort, ne s'écrase au sol, les aviateurs valides ont sauté en parachute et se sont dispersés dans la nature. Malheureusement, un membre de l'équipage, Arlie LEROY THOMSON, trouve la mort, son parachute ne s'étant pas ouvert. L'empennage arrière de la forteresse a été déchiqueté par le mitraillage de la chasse allemande. Le mitrailleur arrière a été tué à son poste de combat. De la carlingue, que le feu menace de gagner, nous avons mille difficultés pour extraire le corps d'un aviateur criblé de balles. Il faut faire vite. L'appareil risque d'exploser et les Allemands, alertés, ne vont pas tarder à venir. Nous nous sauvons.

Bientôt, la police allemande est sur les lieux avec des chiens... Ils s'élancent dans toutes les directions à la poursuite des parachutistes alliées, en vain. Les Allemands abandonnent leurs recherches à la tombée de la nuit.

Nous en profitons pour retourner sur les lieux dans l'espoir de récupérer le matériel utilisable. Nous trouvons un poste émetteur intact, l'incendie n'ayant pas atteint cette partie de l'avion. Nous l'emportons à Maël. Hélas, faute de source d'alimentation..., cet appareil ne nous sera d'aucune utilité.

Le lendemain 6 janvier et les jours suivants, de jour comme de nuit, les patrouilles allemandes sillonnent la région. La Gestapo, le Service de Sécurité, la troupe allemande cantonnée à Maël-Carhaix, ratissent la campagne, fouillent partout sans succès. Les aviateurs alliées sont introuvables... Ils ont été recueillis par un cultivateur du village de "Quinquisaliou" à 2 km de point de chute du bombardier. Le cultivateur a camouflé trois des aviateurs dans une crèche à cochons, derrière une cloison aménagée à cet effet. La cachette est excellente. En ouvrant la porte de la soue, on ne voit que les bêtes; on ne peut soupçonner la présence des aviateurs américains : les grognements des porcs couvrent les bruits qu'ils pourraient faire...

Note groupe est prévenu. Nous arrivons de nuit pour prendre en charge nos trois rescapés... Nous les conduisons à Trébrivan où le secrétaire de mairie leur procure un refuge. Mais le plus dur reste à faire. Il faut absolument soustraire nos aviateurs aux recherches allemandes et les conduire au plus vite à Gourin. Trouver un véhicule n'est pas le plus difficile, ce sera celui du transporteur local. Mais nous manquons d'essence. Nous faisons appel au directeur des ardoisières du Moulin de la Lande à Maël-Carhiax, qui nous en fournit gratuitement. Et c'est de nuit, par des chemins de campagne peu fréquentés, que nous réussissons à conduire nos trois aviateurs à Gourin, sans encombre..."

Quelques jours plus tard, deux autres aviateurs nous sont confiés par le groupe de résistants de Locarn. Ils seront dirigés le même jour par le petit car de Trébrivan, comme de simples passagers civils, vers Gourin à la barbe des occupants...Les jours suivants, nous recevons un coup de téléphone. Il y a un "colis" à enlever d'urgence chez le bijoutier de Rostrenen. C'est un aviateur américain, nommé SOUTHERS, blessé au bras par balle. Il est conduit d'abord à Maël-Carhaix où le Docteur THOMAS lui donne les premiers soins. Aussitôt après, pour profiter de la nuit, notre aviateur nous suit à bicyclette... Nous empruntons cette fois la route de Gourin par Paule et Tréogan... Brusquement, à Saint-Jean, sur les pentes du Mont Noir où se trouve le poste d'observation ennemi, nous nous trouvons en face de deux soldats allemands casqués et armés. Ils nous regardent. Nous avons ralenti. Contre toute attente, nous n'entendons pas le "Halt" fatidique... Nous continuons de pédaler sans un mot... Bientôt nous arrivons en vue du carrefour de la route de Gourin et de Carhaix, quant nous voyons la lueur des phares d'une voiture qui vient vers nous. D'instinct, nous plongeons dans le fossé avec nos bicyclettes que nous laissons tomber... En hâte, nous nous dissimulons sous les taillis... La voiture s'approche. Elle nous double sans ralentir. Les Allemands n'ont rien vu malgré le beau clair de lune. Nous attendons que la voiture s'éloigne suffisamment et nous reprenons nos bicyclettes.

Vers le 15 janvier, nous récupérons un septième aviateur américain au village de Kerprigent en Locarn, Ralp HALL... Nous avons bien du mal à lui trouver des vêtements civils à sa taille. Quant aux chaussures, impossible de lui trouver une paire à sa pointure. Alors, faute de mieux, on le chausse de sabots de bois... Ce ne sera pas facile pour lui de pédaler avec ses gros sabots ! Et nous voilà en route de Maël-Carhaix vers Paule, Tréogan et Gourin.

Sept aviateurs ont été secourus et confiés au réseau "Turma Vengeance" en janvier 1944 à l'époque cruciale de la guerre où la perte d'un pilote pour les Alliées était plus grave que la perte d'un avion.... Ces aviateurs, tombés à Kergrist-Moëlou, regagnèrent l'Angleterre. Pris en charge par le réseau "Shelburne", ils embarquèrent de la plage Bonaparte (Plouha) le 27 février 1944.

Source : La résistance en lutte dans la région de Maël-Carhaix-Callac, 1940-1944 édité en 1984. L'auteur de ce passage est le Lieutenant F.T.P.F. "Pierrot".

 

Roque Carrion est un officier espagnol notamment connu pour ses actions de résistance en France. En 1936, il est officier de l'armée de l'air espagnole. Il se réfugie en France en 1939 après la défaite de la République en Espagne et est interné dans différents camps du sud de la France. Embauché sur le chantier de construction de la base de sous-marins de Lorient, il y développe un réseau de sabotage. Contraint à la fuite, il rejoint le maquis de Ty Glas à Plouray. Son pseudonyme est Icare.

En juin 1944, la 2ème Compagnie FTP Bataillon Koënig du Commandant Icare s'installe dans les Bois de Kergrist-Moëlou pendant 3 semaines.

Le 14 juillet 1944, elle défile dans le bourg de Kergrist-Moëlou, alors que les Allemands se trouvent toujours près de là, à Rostrenen. Ce bataillon FTP, devenu 1ème Bataillon FFI du Morbihan commandé par Icare, libère Rostrenen et Pontivy.

Roque Carrion meurt en 1995 et est inhumé à Lanester.

Source : http://fr.wikipedia.org/wiki/Roque_Carrion

 

Au cours de la Seconde Guerre Mondiale, 8 kergristois payèrent de leur vie la libération de la France. Voici leurs noms tels qu'ils figurent sur le monument aux morts de la commune :

BERNARD Joseph, FOUILHOU Albert, LE BOËDEC Yves, LE CLOAREC Marcel, LE GAC Louis, MELSCOËT Louis, MOUDIC Louis, THORAVAL Auguste.

Conflits en Afrique du Nord : BERNARD Mathurin (né le 28 novembre 1929, décédé le 5 novembre 1956 au Maroc)

 

 

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