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Dans ce tableau sont répertoriés les principaux éléments du patrimoine architectural, cultuel et naturel de la Commune de Kergrist-Moëlo
avec un renvoi, pour certains, sur un descriptif plus détaillé.


Cliquez sur la boule verte

La Commune de Kergrist-Moëlou a reçu en novembre 2006 le label...


Communes du Patrimoine Rural de Bretagne est une association qui octroie un label aux communes qui possèdent un patrimoine caractéristique du patrimoine rural breton. Aujourd'hui, plus d'une vingtaine de communes bretonnes sont labellisées et profitent d'aides importantes à la restauration.

Un comité technique et scientifique examine les dossiers et émet un avis qui est entériné ou non par le conseil d'administration. Ce label permet aux propriétaires qui souhaitent restaurer leur patrimoine de bénéficier de subventions au près du Conseil régional et départemental. En contrepartie, chaque propriétaire est tenu de respecter le Cahier de prescriptions architecturales pour la restauration en vigueur dans les communes labellisées. Il concerne les travaux de restauration extérieure : couverture, percements, menuiseries, peinture des menuiseries et ravalement (jointoiement et enduit). Les membres du Comité technique et scientifique du label apporte conseils techniques et savoir-faire pour des restaurations de qualité et peuvent donner leurs avis sur l'opportunité des projets.

Site : www.cprb.org
Email : contact@cprb.org

Pour découvrir Kergrist-Moëlou et son patrimoine, vous pouvez utiliser les circuits de randonnée tracés pour vous à travers la commune :

Circuit 1 Circuit 2 Circuit 3 Circuit 4

L'Église Notre Dame du Bon Secours
(16ème siècle; restauration entre 1867 et 1873 - CMH en 1921)
L'ossuaire
(16ème siècle - CMH en 1921)
Le calvaire
(16éme siècle; rénové en 1896; CMH en 1921)
La clôture autour du placître de l'église
(CMH en 1925)
Les ifs du placître
(16ème siècle)
Un maison ancienne (peut-être un ancien presbytère) au bourg en face de la façade Est de l'église
(1671 - IISMH en 1964)
 
La Chapelle de Saint Lubin (autrefois Koz-Ilis) et son ossuaire
(16ème siècle; rénovée en 1767 - IISMH en 1925)
La Fontaine de Saint Lubin
(1736 - IISMH en 1925)
Fontaine de la Vierge et lavoir au bourg
La Chapelle Notre Dame de l'Isle
(origine: 14ème siècle; reconstruite au 17ème et fin 20ème siècles)
La Chapelle Saint-Jean au Croisty aujourd'hui disparue dépendante de l'aumônerie hospitalière du Loch en Peumerit-Quintin (construite en 1496, vendue en 1806, en ruines en 1854)
 
La Chapelle Saint-Guillaume
(fin 14ème siècle début 15ème, restaurée en 1958, édifice non protégé)
 
La Croix de Kervrézour
(deuxième moitié du 18ème siècle, édifice non protégé, restauré en 2002 par des bénévoles)
De nombreuses maisons anciennes: au bourg, à Lustruyen, Kermablouze, Boval, Saint-Coudan...
(17 et 18èmes siècles
)
Plusieurs moulins à eau: La Salle, La Sivière, Le Pouldu, Ponthou-Mein, Belle Chasse
La Forêt de Moëlou

 

 


Le début de la construction de l'Église de Kergrist-Moëlou, classée MH en 1921, décidée par les Barons de Rostrenen et conduite par Pierre et Guillaume Jézéquel, remonte au mois de juillet de l'année 1550 et ne s'acheva qu'en 1554, année au cours de laquelle fut engagée la construction du clocher haut de 40 mètres.

De style gothique et renaissance, réputé pour sa richesse architecturale, il s'agit là incontestablement d'un monument exceptionnel qui doit peut-être sa construction à l'influence d'un dénommé René de Coetmeur, parent du Baron de Rostrenen et recteur de Moëlou. Licencié en droit, chancelier de Bretagne, personnage influent, il fit plusieurs voyages à Rome pour le compte de François II, Duc de Bretagne.

"L'église, sous le patronage de la Sainte-Trinité, offre le type le plus complet de l'architecture usitée au 17ème siècle dans cette partie de la Cornouaille...C'est du reste un édifice remarquable dans toutes ses parties..." (Géographie des Côtes-du-Nord - Gaultier du Mottay - 1862).

Les façades de l'édifice son richement ornées de sculptures notamment d'animaux (chien, singe, aigle, sphinx, lions,...), d'écussons et de gargouilles : l'Ivrogne au pichet , le Loup rongeant son os ,... Le portail principal, situé au bas de la tour ouest, est entièrement sculpté. L'un des deux bas-reliefs représente la scène où Saint-Yves défend le pauvre contre le riche [ La Légende de Saint-Yves ].

La voûte intérieure de l'édifice, peinte en 1871 par Gilbert, représente les évêques français du premier concile du Vatican. Une cheminée intérieure servait lors des veillées funèbres et des baptêmes.


 


Le calvaire, classé MH en 1921, situé au centre du placître de l'église, seul des Côtes d'Armor à avoir cette importance, fut construit en 1578 par le maître d'oeuvre Guillaume Jézéquel à la demande, dit la légende, du Baron de Pont-l'Abbé dont la fille Léna, mourante, guérit après un pèlerinage de son père en l'Église de Moëlou.

Sur sa base octogonale, il rassemblait à l'origine une centaine de personnages en granite de Kersanton représentant saints, anges cavaliers et démons. En 1793, il fut en grande partie détruit. Certaines statuts furent décapitées, d'autres disparurent. Il fut reconstruit à la hâte et les personnages replacés sans ordre.

"On voit dans le cimetière, qu'entoure une ceinture d'ifs énormes et sans doute contemporains de la fondation de l'église , des débris mutilés d'une grande quantité de statues qui étaient groupées autrefois autour du calvaire" (Géographie des Côtes-du-Nord - Gaultier du Mottay - 1862).

Véritable "bande dessinée" sur la vie du Christ, les calvaires étaient utilisés par les prêtres de la paroisse pour l'instruction religieuse de leurs ouailles.

On peut ainsi reconnaître sur le calvaire de Kergrist-Moëlou différentes scènes comme l'annonciation, la nativité, la visite des mages, la fuite en Égypte, Jésus et les docteurs, l'arrestation du Christ, la montée au calvaire, le portement de la croix, la crucifixion, la mise au tombeau, la résurrection du Christ,...etc...

Le calvaire de Kergrist-Moëlou fut restauré et remanié à deux reprises en 1896 et en 1922 pour lui redonner sa forme originelle. La croix, qui dominait le calvaire avant son remaniement, fut transférée dans le nouveau cimetière ainsi que le portail monumental qui ouvrait sur le placître de l'église .

 


Les ossuaires ajourés comme celui de Kergrist-Moëlou (classé MH en 1921) à arcades trilobées ou encore de Lanrivain, autre commune du Centre Ouest Bretagne toute proche, avaient pour but d'exposer aux yeux de tous les ossements des défunts exhumés pour laisser la place aux nouvelles générations.

Lorsque l'édifice se trouvait plein, tous les quarts de siècle environ, avaient lieu les "secondes funérailles" au cours desquelles les restes étaient enfouis dans une fosse commune.

Jusqu'en 1936, le cimetière de Kergrist-Moëlou se situait autour de l'église. Un emplacement entre l'édifice et la Mairie était réservé aux personnes qui se donnaient la mort, l'entrée au cimetière religieux leur étant refusée. Comme dans beaucoup de communes, le cimetière a été déplacé en dehors du bourg.


 


Symbole d'éternité, les ifs (taxus baccata) étaient plantés rituellement au début du mois de décembre. Considéré comme une espèce vénéneuse (feuilles, fruits, graines), l'if était consacré par les Anciens aux divinités et à la mort. C'est pourquoi il était souvent planté autour des cimetières comme à Kergrist-Moëlou.

En Bretagne, les ifs sont souvent associés aux édifices religieux. La régénération permanente de leur feuillage, symbole de l'éternité, expliquerait également leur association aux chapelles et aux églises.

Sur les talus ou dans les villages on peut également observer de magnifiques spécimens. Il est possible que leur plantation ait pour origine une circulaire de Colbert (en 1660) imposant la plantation d'un if pour lors de la construction de toute nouvelle maison.

La croissance de cet arbre est très lente ce qui donne un bois très dense, résistant, sans résine. Sa longévité est exceptionnelle (plus de mille ans).

Le placître de l'Église de Kergrist-Moëlou était à l'origine entouré de dix environ de ces arbres magnifiques âgés aujourd'hui d'environ 500 ans. Ils furent très certainement plantés au moment de la construction de l'Eglise Notre Dame . Ils sont si vieux que l'on peut escalader certains par l'intérieur de leur tronc (naturellement, à partir de 300 ans environ, le tronc des ifs se vide) ! Trois de ces arbres, témoins de tant d'événements, furent abattus par les vents lors de la tempête d'octobre 1987 qui ravagea la Bretagne. Il semble que les ifs qui entouraient à l'origine le placître de Kergrist-Moëlou aient été plantés à plusieurs époques. En effet, s'il est certain que les plus anciens des arbres ont environ 500 ans, ceux qui ont été couchés par les vents en 1987 avaient "seulement" environ 130 ans (comptage des cernes de croissance fait par Mr Pierre LAURENT).

Pour de plus amples informations sur l'environnement naturel de Kergrist-Moëlou et du Centre Bretagne en général, rendez-vous sur le site de la Fédération Centre Bretagne Environnement (FCBE) : http://fcbe.free.fr/.


 


Ancien chef-lieu de la paroisse de Moëlou avant le transfert de celui-ci en 1483 à son emplacement actuel, ce gros village fut rebaptisé Saint-Lubin du nom d'un moine devenu prêtre puis évêque de Chartres de 544 à 557.

Ce saint, qui faisait partie des six grands saints guérisseurs bretons, était invoqué pour guérir les rhumatismes. A Saint-Lubin, les malades s'aspergeaient de l'eau de la fontaine (1736) proche de la Chapelle Saint-Lubin (anciennement Saint Pierre ou "Vieille Eglise de Moëlou") qui date du milieu du 16ème siècle (édifice non protégé, IMH en 1925 avec la clôture du cimetière).


 


L'enclos de l'Isle comprend, outre la chapelle, un calvaire et une fontaine. Son édification initiale remonte à la fin du 14ème siècle comme l'attestent plusieurs éléments d'architecture visiblement très anciens. Plusieurs fois remaniée, notamment au 17ème siècle (chantier en 1646 stipulé dans les archives de la paroisse), la chapelle est en partie ruinée en 1871 (pignon ouest écroulé) puis réparée mais tombe progressivement en ruine à partir de la première moitié du 20ème siècle. R. Couffon, dans l'inventaire qu'il fait en 1937 des monuments religieux des Côtes du Nord, écrit que "la toiture de la Chapelle de l'Isle est croulante". Pourtant, le pardon de l'Isle est célébré jusqu'en 1969.

Dans les années soixante, un élève de collège, Étienne L., dans une dissertation écrit : " Il ne reste plus de cette chapelle que les murs délabrés et décrépis qui s'écroulent petit à petit et sont envahis de lierre et de mousse... Il y a encore dans les murs la forme de deux fenêtres et de trois portes. Comme pavé, il y a au fond un tas de pierres et de terre recouvert d"herbe et sur le reste des orties et ronces. A côté de la chapelle, il y a la moitié d'une croix surmontée sur un socle de pierres moussues. Tout est calme et paisible autour de ce grand bâtiment. Seul quelquefois le bruit léger du vent berçant les sapins qui l'entourent ou le bruit d'un troupeau de vaches allant au champ vient troubler ce silence si grand. En voyant cette chapelle je pense à tous ceux qui y sont passés pour le pardon et pour les autres fêtes. Et je me dis en moi même qu'il faut être lâche pour laisser une telle demeure s'écrouler. Quelle grande tristesse de voir cette vaste chapelle en ruines..."

En 1975 la commune et le conseil paroissial font une contre proposition à une offre d'achat du site par un particulier. Débute alors la mobilisation des bonnes volontés et des compétences indispensables à la difficile reconstruction de la Chapelle de l'Isle. Une association est rapidement créée en 1976, les Amis de la Chapelle de l'Isle, qui fédère les bénévoles et organise les manifestations qui permettent de trouver les fonds nécessaires à l'achat des matériaux et à la réalisation des travaux. En 1981 est posé le premier vitrail. En 1982 la première partie de l'édifice est couverte. En 1985, la pose du clocher achève le chantier du gros œuvre .

Le Président de l'Association des Amis de la Chapelle de l'Isle dit aujourd'hui "Quand je songe au travail réalisé à l'Isle, je pense aussitôt à la rédaction que mon frère avait faite au collège... Cela me rend heureux et je crois que nous pouvons être fiers de ce que nous avons fait...C'est un travail énorme, je ne suis pas certain qu'il y aurait tant d'énergie à l'heure actuelle. Mais cela prouve qu'avec le bénévolat et la volonté, on peut aller loin, c'est la chose à retenir".

Texte tiré de : " La Chapelle Notre-Dame de l'Isle en Kergrist-Moëlou "- JK - 1990

 


La Croix de Kervrézour (édifice non protégé) est l'une des rares croix dîtes "monumentales" répertoriées sur la commune de Kergrist-Moëlou.

Réalisée durant le seconde moitié du 18ème siècle (maître d'oeuvre inconnu) et récemment renovée par des bénévoles, elle représente le Christ sur une croix de Malte fleurdelisée.

 

 

 

 

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